RE 2020 Expliquée Simplement : Obligations, Attestations et Impact sur votre Permis
13/05/2026
Temps de lecture :
11 minutes
RE 2020 Expliquée Simplement : Obligations, Attestations et Impact sur votre Permis
Vous projetez de construire une maison neuve
et vous entendez parler de la RE 2020 sans vraiment savoir
ce qu'elle change concrètement par rapport à la RT 2012 ?
Votre constructeur vous parle de Bbio, de Cep, de DH,
d'Iconstruction, d'attestation thermique — autant de termes
qui peuvent sembler complexes mais qui répondent à une logique
simple et cohérente une fois qu'on l'a comprise.
La RE 2020 (Réglementation Environnementale 2020) est entrée en vigueur
le 1er janvier 2022 pour les maisons individuelles.
Elle remplace la RT 2012 et va bien au-delà
en ajoutant deux exigences nouvelles et fondamentales :
le confort en été (limiter les surchauffes sans climatisation)
et le bilan carbone de la construction
(prendre en compte l'empreinte écologique des matériaux utilisés).
En pratique, elle interdit de fait le gaz comme chauffage principal
dans les constructions neuves, encourage les matériaux biosourcés
comme le bois ou la paille, impose une isolation renforcée
et une conception bioclimatique soignée.
Elle génère aussi deux documents obligatoires :
une attestation au dépôt du
permis de construire
et une attestation à l'achèvement des travaux jointe à la
DAACT.
Dans ce guide complet, je vous explique tout
ce que la RE 2020 impose concrètement
pour construire votre maison en 2026 —
sans jargon inutile.
Contexte : pourquoi la RE 2020 remplace la RT 2012
Pour comprendre la RE 2020, il faut d'abord comprendre
pourquoi la RT 2012 ne suffisait plus.
La RT 2012 était une réglementation essentiellement énergétique :
elle fixait des seuils de consommation d'énergie en fonctionnement
(chauffage, eau chaude, éclairage, auxiliaires)
et imposait une conception bioclimatique minimale (Bbio).
Elle a permis de construire des maisons nettement plus économes
en énergie que leurs prédécesseurs — mais elle avait deux angles morts.
Les limites de la RT 2012
Elle ignorait le carbone des matériaux :
une maison RT 2012 pouvait être construite entièrement
en béton armé et en polystyrène — très consommatrice en CO2
pour sa fabrication — et être néanmoins conforme.
Le bilan carbone de la construction n'entrait pas en compte
Elle ne protégeait pas du confort d'été :
avec le réchauffement climatique, les épisodes de chaleur
intense se multiplient. Des maisons très bien isolées
mais mal conçues peuvent devenir des fours en été.
La RT 2012 ne traitait pas ce sujet
Elle autorisait le gaz :
une maison chauffée au gaz pouvait parfaitement
être RT 2012 — y compris des maisons aux émissions de CO2
en fonctionnement très significatives
Les objectifs de la RE 2020
La RE 2020 répond à ces trois lacunes avec trois ambitions :
Sobriété énergétique :
réduire encore les consommations d'énergie des bâtiments neufs
en renforçant les exigences de Bbio et de Cep,nr
Confort d'été :
protéger les occupants des surchauffes estivales
par une conception architecturale adaptée
(ombrage, inertie, ventilation naturelle nocturne)
sans recours à la climatisation
Décarbonation :
réduire les émissions de CO2 liées à la construction elle-même
(matériaux, énergie grise) et au chauffage en fonctionnement,
avec une trajectoire de renforcement progressive jusqu'en 2031
Dates d'entrée en vigueur :
1er janvier 2022 :
Maisons individuelles et logements collectifs
Palier 2025 :
Renforcement des seuils d'Iconstruction
(bilan carbone des matériaux encore plus exigeant)
Palier 2028 :
Nouveau renforcement des seuils
Palier 2031 :
Seuils finaux — objectif "bâtiment à énergie positive et bas carbone"
Les seuils se resserrent progressivement
pour inciter les acteurs de la construction
à anticiper et à innover plutôt que d'être contraints
par des exigences brutalement renforcées.
Les trois piliers de la RE 2020
La RE 2020 repose sur trois piliers distincts,
mesurés par des indicateurs spécifiques.
C'est leur combinaison qui en fait une réglementation
bien plus complète que la RT 2012.
Un projet de construction neuve doit satisfaire simultanément
les exigences des trois piliers — aucun ne peut être compensé
par l'excellence d'un autre.
Pilier 1 — La performance énergétique
Ce premier pilier est l'héritier direct de la RT 2012,
renforcé et élargi. Il se mesure à travers trois indicateurs :
Le Bbio (Besoin Bioclimatique) :
mesure les besoins en énergie du bâtiment liés à sa conception
architecturale, avant tout équipement.
Dépend de l'isolation, de l'orientation, des surfaces vitrées,
de l'inertie et de la compacité. Exprimé en points
Le Cep (Consommation d'Énergie Primaire) :
mesure la consommation globale d'énergie primaire
du bâtiment en fonctionnement (chauffage, refroidissement,
eau chaude sanitaire, éclairage, auxiliaires).
Exprimé en kWhep/(m².an)
Le Cep,nr (Consommation d'Énergie Primaire Non Renouvelable) :
mesure uniquement la part non renouvelable de la consommation.
Indicateur nouveau par rapport à la RT 2012,
il pénalise les systèmes fossiles (gaz, fioul)
et valorise les énergies renouvelables (PAC, bois, solaire).
Exprimé en kWhep,nr/(m².an)
Pilier 2 — Le confort d'été
Ce deuxième pilier est entièrement nouveau par rapport à la RT 2012.
Il se mesure à travers un seul indicateur :
Le DH (Degrés-Heures d'inconfort) :
mesure le cumul des excès de température à l'intérieur du logement
pendant les périodes de chaleur estivale,
sans recours à la climatisation.
Plus le DH est élevé, moins le logement est confortable en été.
La RE 2020 impose un DH maximum (DHmax) selon la zone climatique.
Pour une zone H1 (nord de la Loire), DHmax = 1 250 Kh.
Pour une zone H3 (Méditerranée), DHmax = 1 250 Kh également
— mais le respect est beaucoup plus difficile à atteindre.
Exprimé en Kh (kilo-heures-degrés)
Pilier 3 — Le bilan carbone de la construction
Ce troisième pilier est la grande révolution de la RE 2020.
Il se mesure à travers deux indicateurs :
L'Iconstruction (Indicateur carbone de la construction) :
mesure l'empreinte carbone des matériaux
et des équipements utilisés pour construire le bâtiment.
Exprimé en kg CO2 eq/(m².an)
L'Iénergie (Indicateur carbone de l'énergie) :
mesure les émissions de CO2 liées à l'énergie
consommée en fonctionnement.
Défavorise fortement le gaz et le fioul.
Exprimé en kg CO2 eq/(m².an)
Ces deux indicateurs sont additionnés pour donner
l'Icénergie global du bâtiment,
qui doit respecter un seuil maximum
Cep ≤ Cepmax :
Consommation totale d'énergie primaire
Cep,nr ≤ Cep,nrmax :
Part non renouvelable de la consommation
(pénalise le gaz, valorise la PAC et le solaire)
DH ≤ DHmax :
Confort d'été sans climatisation
Iconstruction ≤ Iconstruction max :
Empreinte carbone des matériaux de construction
Icénergie ≤ Icénergie max :
Empreinte carbone de l'énergie en fonctionnement
Le Bbio : la conception bioclimatique au cœur du projet
Le Bbio (Besoin Bioclimatique) est l'indicateur
qui mesure la qualité intrinsèque de la conception architecturale.
C'est lui qui doit être maîtrisé en premier dans la démarche RE 2020 —
avant même de choisir les équipements.
Un bon Bbio signifie que le bâtiment est bien conçu :
il capte la chaleur du soleil en hiver, reste frais naturellement en été,
et limite les déperditions thermiques par ses parois.
Ce qui influence le Bbio
L'isolation thermique des parois :
murs, toiture, plancher bas. Plus les résistances thermiques (R)
sont élevées, plus le Bbio est bas.
La RE 2020 nécessite des niveaux d'isolation
nettement supérieurs à la RT 2012 pour atteindre le Bbiomax
L'orientation du bâtiment :
une maison orientée nord-sud avec les pièces de vie au sud
capte les apports solaires en hiver
(fenêtres au sud = chauffage gratuit)
et réduit les apports en été côté nord.
Une maison mal orientée (pièces de vie au nord) a un Bbio
significativement plus élevé
La surface vitrée et son orientation :
des fenêtres bien orientées (sud, sud-est, sud-ouest)
sont un atout pour le Bbio.
Des fenêtres en façade nord ou est-ouest sont neutres
voire défavorables. Le ratio de surface vitrée
par rapport à la surface de plancher est optimisé
La compacité du bâtiment :
un bâtiment compact (cube ou parallélépipède)
a moins de surface de contact avec l'extérieur
qu'un bâtiment en L ou en T de même surface.
La compacité réduit les déperditions et améliore le Bbio
L'inertie thermique :
les matériaux lourds (béton, brique, pierre) stockent la chaleur
et la restituent progressivement — ce qui stabilise
la température intérieure et réduit les besoins de chauffage.
L'inertie est particulièrement importante pour le confort d'été (DH)
Les protections solaires :
casquettes, débords de toit, stores extérieurs, végétation.
Ils réduisent les apports solaires en été tout en laissant passer
le soleil bas d'hiver — contribution majeure
à la fois au Bbio et au DH
Le Cep et le Cep,nr : performance énergétique en usage
Une fois le Bbio maîtrisé par la conception architecturale,
les équipements techniques entrent en jeu
pour satisfaire les exigences de Cep et de Cep,nr.
Ce sont ces deux indicateurs qui déterminent
quels systèmes de chauffage, d'eau chaude et de ventilation
sont compatibles avec la RE 2020.
Le Cep : consommation globale d'énergie primaire
Le Cep mesure la consommation totale d'énergie primaire du bâtiment
pour cinq usages réglementaires :
chauffage, refroidissement, eau chaude sanitaire,
éclairage et auxiliaires (pompes, ventilateurs).
Le Cepmax varie selon la zone climatique, l'altitude
et la surface du logement.
À titre indicatif, le Cepmax pour une maison individuelle
en zone H1 (nord de la France) se situe autour de 50 kWhep/(m².an).
Le Cep,nr : l'indicateur clé qui exclut le gaz
C'est le Cep,nr (Consommation d'Énergie Primaire Non Renouvelable)
qui est l'indicateur décisif pour le choix des équipements.
Il mesure uniquement la part non renouvelable de la consommation.
Le principe est le suivant :
L'électricité consommée par une pompe à chaleur
est multipliée par un coefficient d'énergie primaire
de 2,3 pour le Cep global — mais de seulement 0,5 environ
pour le Cep,nr (car l'électricité française est largement décarbonée)
Le gaz naturel est multiplié par un coefficient de 1,0
pour le Cep global — et de 1,0 également pour le Cep,nr
(le gaz est entièrement non renouvelable)
Résultat : une maison chauffée au gaz a un Cep,nr
très élevé (tout le gaz est non renouvelable),
tandis qu'une maison chauffée à la pompe à chaleur
a un Cep,nr très bas (l'électricité française est largement nucléaire et renouvelable)
Le Cep,nrmax est fixé à un niveau
qu'une chaudière gaz seule ne peut pas atteindre —
ce qui exclut de fait le gaz comme chauffage principal
Les systèmes compatibles avec le Cep,nr
Pour respecter le Cep,nrmax, les systèmes de chauffage
compatibles avec la RE 2020 sont principalement :
Pompe à chaleur air/eau ou géothermique :
solution la plus répandue. COP élevé = peu d'électricité
pour beaucoup de chaleur. Cep,nr très bas
Chaudière biomasse (bois, granulés) :
considérée comme énergie renouvelable.
Cep,nr quasi nul si le combustible est biosourcé
Système solaire combiné (SSC) :
capteurs solaires thermiques + appoint électrique ou biomasse.
Cep,nr très bas
Poêle ou insert à bois labellisé :
en complément d'un autre système (PAC, solaire)
Réseau de chaleur avec énergie renouvelable :
pour les constructions desservies par un réseau urbain
Le gaz n'est pas "interdit" — mais il est inutilisable seul :
Techniquement, la RE 2020 n'interdit pas le gaz par une formulation
directe. Elle impose un Cep,nrmax que le gaz seul ne peut satisfaire.
En théorie, un système gaz + énergie renouvelable complémentaire
très significative pourrait atteindre les seuils —
mais cette combinaison est plus complexe et plus coûteuse
qu'une pompe à chaleur seule.
En pratique, aucun constructeur ne propose
de maison neuve chauffée au gaz en 2026 —
la pompe à chaleur est devenue la solution de référence.
Consultez notre article sur la
pompe à chaleur et ses autorisations
pour les aspects urbanistiques de son installation.
Le DH : le confort d'été sans climatisation
L'indicateur DH (Degrés-Heures d'inconfort) est l'une des grandes
originalités de la RE 2020. Il mesure la durée et l'intensité
des périodes pendant lesquelles la température intérieure dépasse
un seuil de confort (28°C la nuit, 26°C le jour)
pendant les périodes estivales, sans recours à la climatisation.
Un DH élevé signifie un logement inconfortable en été —
soit une surchauffe intense, soit prolongée, soit les deux.
Pourquoi cet indicateur est-il crucial ?
Avec le réchauffement climatique, les épisodes caniculaires
se multiplient et s'intensifient.
Une maison très bien isolée pour l'hiver
peut devenir un piège thermique en été si elle n'est pas
conçue pour s'en protéger — l'isolation empêche alors
la chaleur de sortir la nuit autant qu'elle empêche le froid d'entrer.
La RE 2020 impose de concevoir les logements
pour qu'ils restent confortables en été
sans recours à la climatisation — ou du moins
pour que le besoin de climatisation soit très limité.
Les leviers architecturaux pour maîtriser le DH
Les protections solaires extérieures :
casquettes, débords de toit bien dimensionnés,
stores extérieurs motorisés.
C'est le levier le plus efficace —
empêcher le soleil de chauffer les vitres
est bien plus efficace qu'isoler les murs contre la chaleur accumulée.
Un débord de toit de 60 cm au sud peut réduire les apports solaires
estivaux de 70 % tout en laissant passer le soleil bas d'hiver
L'inertie thermique :
les matériaux lourds (béton, brique, pierre) absorbent la chaleur
pendant la journée et la restituent la nuit —
ce déphasage thermique peut atteindre 8 à 12 heures
pour un mur en béton de 20 cm,
ce qui signifie que la chaleur de la journée
n'est restituée à l'intérieur que la nuit, quand les fenêtres sont ouvertes.
Les constructions à ossature bois légère ont une inertie faible
— elles doivent compenser par des protections solaires
plus importantes pour maîtriser le DH
La ventilation naturelle nocturne :
ouvrir les fenêtres la nuit pour évacuer la chaleur accumulée
dans les parois pendant la journée.
La conception du plan (traversant, ventilation en tirage naturel)
facilite cette stratégie.
La RE 2020 valorise les logements qui permettent
une ventilation traversante efficace
La végétation :
arbres caducs plantés côté sud — ils font de l'ombre en été
(feuillus) et laissent passer le soleil en hiver
(feuilles tombées). Valorisé dans certains calculs RE 2020
Les toitures végétalisées :
réduisent l'absorption de chaleur par la toiture
La RE 2020 impose une conception bioclimatique soignée : orientation optimale du bâtiment, protections solaires dimensionnées (casquettes, débords de toit), inertie thermique des parois et ventilation naturelle nocturne pour maîtriser le DH (confort d'été sans climatisation). Ces éléments doivent être intégrés dès la conception des plans — ils ne peuvent pas être ajoutés après coup.
L'Ic construction : le bilan carbone des matériaux
L'indicateur Iconstruction (parfois écrit Ic construction)
est la grande nouveauté philosophique de la RE 2020.
Pour la première fois dans l'histoire des réglementations thermiques françaises,
l'empreinte carbone des matériaux de construction eux-mêmes
entre dans le calcul réglementaire.
Ce n'est plus seulement "combien cette maison consomme-t-elle ?"
mais aussi "combien a-t-il fallu émettre de CO2 pour la construire ?".
Ce que mesure l'Iconstruction
L'Iconstruction comptabilise les émissions de CO2 équivalent
sur l'ensemble du cycle de vie des matériaux et équipements :
extraction des matières premières, fabrication, transport,
mise en œuvre, et fin de vie (démolition, déconstruction, recyclage).
Ce calcul s'appuie sur des Fiches de Données Environnementales
et Sanitaires (FDES) propres à chaque produit,
publiées par les fabricants et compilées dans la base de données
nationale INIES.
Les matériaux avantagés par l'Iconstruction
Le bois de structure :
matériau biosourcé, renouvelable, qui stocke du CO2
pendant sa croissance. Iconstruction très favorable.
Une maison en ossature bois a généralement un Iconstruction
nettement inférieur à une maison en béton de même surface.
Consultez notre article sur la
maison en ossature bois
La paille :
isolant biosourcé à très faible impact carbone.
Utilisée en remplissage d'une ossature bois.
Iconstruction parmi les plus faibles
Le chanvre :
isolant biosourcé (béton de chanvre, panneaux de chanvre).
Bon stockage carbone
La ouate de cellulose :
isolant biosourcé fabriqué à partir de papier recyclé.
Faible Iconstruction
La laine de bois :
isolant biosourcé, bon bilan carbone
Les matériaux pénalisés par l'Iconstruction
Le béton armé :
très consommateur d'énergie et émetteur de CO2
(fabrication du ciment = environ 8 % des émissions mondiales).
Iconstruction élevé — mais reste utilisable
sous réserve de respecter le seuil global
L'acier :
fabrication très énergivore. Iconstruction élevé
Le polystyrène expansé (isolant) :
isolant d'origine pétrolière.
Iconstruction défavorable par rapport aux isolants biosourcés
La laine de verre / laine de roche :
isolants minéraux dont la fabrication nécessite
une fusion à très haute température.
Iconstruction intermédiaire — acceptable mais moins favorable
que les isolants biosourcés
La trajectoire de renforcement de l'Iconstruction
Les seuils d'Iconstruction deviennent progressivement
plus exigeants selon le calendrier suivant :
2022-2024 (seuil initial) :
seuils permettant encore la construction
avec des matériaux conventionnels (béton, laine minérale)
si la conception est soignée
2025 (palier 2) :
renforcement significatif — les constructions
entièrement en béton et isolants synthétiques
deviennent difficiles à respecter sans compensation biosourcée
2028 (palier 3) :
nouveau renforcement — encouragement fort
au recours aux matériaux biosourcés
2031 (palier 4) :
seuils finaux ambitieux — la part de biosourcé
dans les constructions devrait être significative
La fin du gaz en construction neuve
C'est probablement l'aspect le plus concret de la RE 2020
pour les particuliers qui projettent de construire :
il n'est plus possible d'installer une chaudière à gaz
comme système de chauffage principal dans une maison neuve.
Cette réalité mérite d'être expliquée précisément,
car les formulations approximatives génèrent beaucoup de confusion.
Pourquoi le gaz est-il exclu en pratique ?
La RE 2020 n'interdit pas le gaz par un texte explicite.
Mais elle impose deux seuils que le gaz seul ne peut satisfaire :
Le Cep,nrmax (énergie primaire non renouvelable) :
le gaz est une énergie primaire entièrement non renouvelable.
Son coefficient de conversion en énergie primaire non renouvelable est 1,0.
Une maison chauffée au gaz a donc un Cep,nr élevé
qui dépasse le Cep,nrmax quasiment dans tous les cas
L'Icénergie max (carbone de l'énergie en fonctionnement) :
le gaz émet environ 205 g de CO2 par kWh consommé.
L'électricité française émet environ 50 à 80 g de CO2 par kWh.
Un chauffage au gaz génère donc des émissions de CO2
en fonctionnement bien supérieures à celles d'une pompe à chaleur électrique —
et dépasse le seuil d'Icénergie de la RE 2020
Ce qui remplace le gaz dans les maisons neuves
En pratique, trois solutions se partagent le marché
des maisons neuves RE 2020 en 2026 :
La pompe à chaleur air/eau :
solution de loin la plus répandue (environ 75 % des maisons neuves).
Elle prélève les calories de l'air extérieur
pour chauffer le logement et l'eau chaude sanitaire.
Très efficace (COP de 3 à 5), entretien limité,
peut aussi assurer le rafraîchissement en été dans certaines versions.
Coût d'installation : 8 000 à 15 000 € selon la puissance
La pompe à chaleur géothermique :
prélève les calories dans le sol (capteurs horizontaux enterrés
ou sonde verticale forée). Plus efficace que l'air/eau
mais chantier plus coûteux (forage ou tranchées).
Coût d'installation : 15 000 à 30 000 €
La chaudière à granulés (pellets) :
énergie renouvelable (bois), émissions CO2 quasi neutres.
Nécessite un espace de stockage pour les pellets
(silo ou big bags). Bonne solution en zone rurale.
Coût d'installation : 10 000 à 20 000 €
Les attestations RE 2020 : au PC et à la DAACT
La RE 2020 génère deux obligations documentaires
qui s'insèrent directement dans les démarches administratives
d'une construction neuve.
Ces attestations ne sont pas optionnelles —
un dossier de permis de construire sans attestation RE 2020
est un dossier incomplet qui ne peut pas être instruit.
L'attestation RE 2020 au dépôt du permis de construire
Cette première attestation doit obligatoirement accompagner
le dossier de
permis de construire.
Elle certifie que le projet de construction
a bien été conçu en tenant compte des exigences de la RE 2020,
et que les calculs prévisionnels montrent que les seuils
(Bbio, Cep, Cep,nr, DH, Iconstruction, Icénergie) seront respectés.
Qui l'établit :
un bureau d'études thermiques (BET) habilité,
un thermicien, ou un architecte maîtrisant les calculs RE 2020.
Le calcul est réalisé avec un logiciel agréé RE 2020
(type Pleiades, ClimaWin, DesignBuilder)
Ce qu'elle contient :
les valeurs calculées de tous les indicateurs RE 2020
(Bbio calculé vs Bbiomax, Cep calculé vs Cepmax,
Cep,nr calculé vs Cep,nrmax, DH calculé vs DHmax,
Iconstruction calculé vs Iconstruction max,
Icénergie calculé vs Icénergie max),
la description des hypothèses de calcul
(matériaux d'isolation, systèmes de chauffage et ECS,
VMC, surfaces vitrées et orientations)
Formulaire :
l'attestation est générée au format réglementaire
par le logiciel de calcul thermique.
Elle est signée par le maître d'œuvre ou l'architecte
avant d'être jointe au dossier de permis de construire
Sans cette attestation :
le dossier de permis est réputé incomplet.
La mairie peut demander des pièces complémentaires,
ce qui suspend le délai d'instruction
L'attestation RE 2020 à l'achèvement des travaux (DAACT)
La seconde attestation est jointe à la
DAACT
déposée en mairie dans les 90 jours suivant l'achèvement des travaux.
Elle certifie que la construction telle qu'elle a été réalisée
respecte bien les exigences de la RE 2020.
Qui l'établit :
le maître d'œuvre, l'architecte ou un thermicien
qui a suivi le chantier et peut attester
de la conformité des matériaux posés
avec les hypothèses du calcul initial
Ce qu'elle vérifie :
que les matériaux d'isolation effectivement posés
(résistances thermiques R vérifiées sur les factures
et les bons de livraison) correspondent aux hypothèses de calcul ;
que les équipements de chauffage, d'ECS et de ventilation
installés correspondent aux systèmes prévus ;
que les surfaces vitrées et leurs orientations
sont conformes aux plans
Le contrôleur technique :
pour les logements collectifs (et pour certains ERP),
un contrôleur technique agréé doit vérifier
la conformité RE 2020 et cosigner l'attestation.
Pour les maisons individuelles,
cette obligation de contrôle technique n'existe pas —
mais certains constructeurs ou maîtres d'ouvrage
font appel à un organisme de certification volontaire
Le processus complet des attestations RE 2020 :
Phase conception (avant dépôt du PC) :
Le BET réalise l'étude thermique RE 2020 sur la base des plans —
calcul de tous les indicateurs → attestation PC générée
Dépôt du permis de construire :
Attestation RE 2020 jointe au dossier avec le Cerfa 13406
et les plans obligatoires
Phase chantier :
Suivi de la conformité des matériaux posés
par rapport aux hypothèses de calcul
Fin de chantier (dans les 90 jours après achèvement) :
Attestation RE 2020 achèvement jointe à la DAACT en mairie
Les deux attestations sont ainsi le fil rouge réglementaire
de la RE 2020 tout au long du projet.
Matériaux et systèmes privilégiés par la RE 2020
La RE 2020 ne prescrit pas de matériaux spécifiques —
elle fixe des seuils de performance que chaque maître d'ouvrage
atteint par les solutions qu'il choisit.
Mais certains matériaux et certains systèmes
sont structurellement avantagés par le calcul RE 2020
et dominent aujourd'hui le marché de la construction neuve.
Pour la structure et les parois
Ossature bois (MOB) :
structure légère en bois, avantage double — faible Iconstruction
(matériau biosourcé stockant le carbone) et facilité de mise en œuvre
d'une isolation très performante entre et sur les montants.
La maison à ossature bois est la solution la mieux positionnée
pour satisfaire les seuils RE 2020 les plus exigeants.
Voir notre article dédié à la
maison en ossature bois
Béton avec isolation biosourcée :
structure béton (bonne inertie thermique, favorable au DH)
avec isolant biosourcé (laine de bois, ouate de cellulose, chanvre)
pour compenser l'Iconstruction élevé du béton.
Bon compromis inertie/carbone
Brique monomur (terre cuite ou béton cellulaire) :
brique isolante permettant de se passer d'isolant rapporté.
Inertie intéressante, Iconstruction intermédiaire
Pour l'isolation
Ouate de cellulose :
isolant biosourcé (papier recyclé), excellente performance thermique,
très faible Iconstruction. Idéale pour les combles et les murs à ossature
Laine de bois :
bonne performance thermique, bonne inertie thermique (utile pour le DH),
Iconstruction favorable
Chanvre, lin, paille :
isolants biosourcés aux très faibles Iconstruction.
Utilisés dans les constructions les plus ambitieuses
Laine de verre / laine de roche :
isolants minéraux très répandus, performants,
Iconstruction intermédiaire — encore acceptables
sous les paliers 2022-2025
Pour la ventilation
VMC double flux avec récupération de chaleur :
solution de référence RE 2020 pour les bâtiments très isolés.
Récupère 85 à 95 % de la chaleur de l'air extrait
pour préchauffer l'air entrant. Indispensable pour atteindre
les seuils de Cep dans les maisons bien isolées.
Voir notre article sur la
VMC double flux et ses aides
VMC simple flux hygro B :
encore utilisable en RE 2020 pour les bâtiments
avec un Bbio très bas (isolation très performante compensant
les pertes par ventilation). Solution moins coûteuse
mais impose des parois encore mieux isolées
La RE 2020 favorise structurellement les matériaux biosourcés comme le bois de structure et la ouate de cellulose, qui affichent un indicateur Iconstruction (empreinte carbone des matériaux) bien inférieur à celui du béton et des isolants synthétiques. Les seuils se resserrant progressivement jusqu'en 2031, les matériaux biosourcés occuperont une place croissante dans la construction neuve française.
Coût et labels RE 2020
La RE 2020 a un impact sur le coût de construction
par rapport à la RT 2012 — mais cet impact est variable
selon les choix architecturaux et techniques.
Elle génère aussi un écosystème de labels volontaires
qui permettent d'aller au-delà des exigences réglementaires.
Impact de la RE 2020 sur le coût de construction
Le surcoût d'une maison RE 2020 par rapport à une maison RT 2012
est estimé entre 5 et 15 % selon les configurations.
Les principaux postes de surcoût sont :
Isolation renforcée :
épaisseur des isolants augmentée, passages de ponts thermiques
soigneusement traités. Surcoût estimé : 5 000 à 15 000 € pour 100 m²
Triple vitrage :
dans les zones climatiques froides ou pour les projets ambitieux.
Surcoût : 2 000 à 5 000 € pour les menuiseries d'une maison de 100 m²
Pompe à chaleur vs chaudière gaz :
la PAC coûte 3 000 à 7 000 € de plus à l'achat.
Mais elle est 2 à 3 fois moins chère à l'usage
(facture énergétique divisée par 2 à 3 sur la durée de vie).
Le ROI est généralement de 7 à 12 ans
VMC double flux :
2 000 à 4 000 € de plus qu'une VMC simple flux
Étude thermique RE 2020 :
800 à 2 500 € pour une maison individuelle,
selon la complexité du projet et le BET choisi
Budget global pour 100 m² en province (RE 2020) :
de 180 000 à 280 000 € selon les matériaux, la région
et le niveau de prestations. Le surcoût RE 2020
représente environ 10 000 à 25 000 € par rapport à une RT 2012
Les labels volontaires au-delà de la RE 2020
Plusieurs labels permettent d'afficher une performance
supérieure aux exigences réglementaires de la RE 2020 :
Label RE 2020 "niveau 2025" :
anticipe les seuils prévus pour 2025.
Garantit une performance supérieure
aux seuils en vigueur lors de la construction
Label RE 2020 "niveau 2028" ou "2031" :
anticipe encore davantage les exigences futures.
Garantit une maison prête pour les réglementations à venir
Label E+C- (Énergie Positive et Bas Carbone) :
label expérimental qui a préfiguré la RE 2020.
Certains projets ambitieux le visent encore
pour afficher une démarche pionnière
Passivhaus (Maison Passive) :
label international très exigeant, focalisé sur la consommation d'énergie.
Une maison Passivhaus consomme environ 15 kWh/(m².an) pour le chauffage —
soit 3 à 5 fois moins qu'une maison RE 2020 standard.
Compatible RE 2020 (les exigences Passivhaus vont bien au-delà)
NF Habitat HQE :
label de qualité global (pas seulement énergétique)
couvrant également le confort acoustique, la qualité de l'air intérieur,
le confort visuel et l'environnement du chantier
BBCA (Bâtiment Bas Carbone) :
label focalisé sur l'empreinte carbone globale du bâtiment.
Compatible avec la RE 2020 sur le volet carbone
Comparatif indicatif RT 2012 vs RE 2020 :
Chauffage :
RT 2012 → gaz possible ✅ / RE 2020 → PAC ou biomasse obligatoire ⚠️
Isolation murs :
RT 2012 → R ≈ 3,7 m².K/W / RE 2020 → R ≈ 4,5 à 6 m².K/W
Ventilation :
RT 2012 → VMC SF possible ✅ / RE 2020 → VMC DF recommandée ⚠️
Confort d'été :
RT 2012 → non réglementé ✅ / RE 2020 → DH ≤ DHmax ⚠️
Carbone matériaux :
RT 2012 → non réglementé ✅ / RE 2020 → Iconstruction ≤ seuil ⚠️
Attestation PC :
RT 2012 → oui (RT 2012) / RE 2020 → oui (RE 2020)
Surcoût estimé : + 5 à 15 % par rapport à RT 2012
Cas pratiques : la RE 2020 et votre projet de construction
Pour synthétiser les règles de la RE 2020 dans des situations concrètes,
voici comment elle s'applique aux configurations
les plus courantes rencontrées par les particuliers
qui projettent de construire.
Cas 1 : je construis une maison individuelle classique (100 m²)
La RE 2020 s'applique à votre permis de construire
dès lors que celui-ci est déposé après le 1er janvier 2022
Votre constructeur ou votre maître d'œuvre doit commander
une étude thermique RE 2020 auprès d'un BET —
cette étude est généralement incluse dans le contrat
avec un constructeur de maisons individuelles
L'attestation RE 2020 est jointe au dossier de permis
de construire (Cerfa 13406) — sans elle, le dossier est incomplet.
Voir notre guide sur les
documents obligatoires du permis de construire
Vous devrez installer une pompe à chaleur
(ou chaudière biomasse) — pas de chaudière gaz possible
L'isolation sera plus épaisse qu'en RT 2012 :
prévoyez des murs plus épais dans la conception du plan
(impact sur la surface habitable nette)
Une VMC double flux est très fortement recommandée.
Anticipez son emplacement dans les plans
(local technique pour le caisson, passages de gaines)
L'orientation de la maison sur le terrain est cruciale :
maximisez les façades vitrées au sud,
minimisez au nord et à l'ouest
Cas 2 : je construis avec un constructeur de maisons individuelles (CMI)
Le constructeur prend en charge l'étude thermique RE 2020
et l'attestation PC — c'est généralement inclus dans le contrat CCMI
Vérifiez que le modèle de maison proposé est bien conforme RE 2020
et pas seulement RT 2012 (certains modèles anciens
peuvent avoir été mis à jour rapidement sans réelle optimisation)
Renseignez-vous sur le système de chauffage proposé —
la pompe à chaleur doit être correctement dimensionnée
par rapport aux déperditions calculées de la maison
Demandez à voir le résumé de l'étude thermique RE 2020
avec les valeurs calculées (Bbio, Cep,nr, DH, Iconstruction)
et les seuils correspondants — vous avez le droit
de savoir avec quelle marge votre maison passe les seuils
Cas 3 : je fais construire avec un architecte ou un maître d'œuvre indépendant
L'architecte ou le maître d'œuvre doit mandater un BET thermique
pour l'étude RE 2020 — cette prestation est à prévoir
dans le budget global (800 à 2 500 € selon la complexité)
L'étude thermique doit être commencée dès la phase APD (Avant-Projet Définitif)
pour pouvoir orienter les choix architecturaux
(épaisseur d'isolation, surfaces vitrées, protections solaires)
avant que les plans soient figés
Faire appel à un architecte ou un dessinateur en bâtiment
sensibilisé à la RE 2020 dès le départ
permet d'optimiser la conception bioclimatique du projet
(orientation, compacité, protections solaires)
et d'atteindre les seuils RE 2020 avec des solutions moins coûteuses.
Voir notre article sur le choix entre
architecte et dessinateur en bâtiment
Cas 4 : je construis en zone H3 (Méditerranée)
La zone H3 (Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Corse)
est la zone où le DH (confort d'été) est le plus difficile à maîtriser
Les protections solaires extérieures sont absolument indispensables :
casquettes, débords de toit, stores extérieurs motorisés
sur toutes les façades exposées (sud, est, ouest)
L'inertie thermique des parois est particulièrement valorisée —
préférez les matériaux lourds (béton, brique) en zone H3
pour bénéficier du déphasage thermique
La végétation (arbres caducs au sud) peut contribuer
significativement à la maîtrise du DH en zone méditerranéenne
La ventilation traversante naturelle doit être facilitée
par la conception du plan (pièces traversantes,
fenêtres opposées sur des façades différentes)
RE 2020 et permis de construire : ce que vérifie la mairie :
La mairie ne vérifie pas elle-même les calculs RE 2020 —
ce n'est pas son rôle.
Elle vérifie que l'attestation RE 2020 est bien présente
dans le dossier de permis de construire.
Si l'attestation est absente, la mairie émet
une demande de pièces complémentaires
qui suspend le délai d'instruction.
Le contenu technique de l'attestation (valeurs calculées)
est sous la responsabilité du professionnel qui l'a établie.
En cas de fraude ou d'erreur grave,
c'est la responsabilité civile et pénale du maître d'œuvre
ou du BET thermique qui est engagée,
pas celle de la mairie.
Conclusion : la RE 2020, une opportunité plus qu'une contrainte
La RE 2020 représente un tournant majeur dans la construction neuve française.
Elle ne se contente plus de mesurer ce qu'une maison consomme en fonctionnement —
elle mesure aussi comment elle a été construite (carbone des matériaux)
et si elle sera agréable à vivre en été sans climatisation.
Ces trois piliers — performance énergétique, confort d'été, bilan carbone —
forment une vision cohérente du logement du futur :
sobre, confortable en toute saison et respectueux du climat.
En pratique, construire sous RE 2020 en 2026
signifie choisir une pompe à chaleur plutôt qu'une chaudière à gaz,
orienter soigneusement sa maison au sud,
prévoir des casquettes solaires et une bonne inertie thermique,
opter pour une VMC double flux,
et envisager des matériaux biosourcés
pour améliorer le bilan carbone.
Le surcoût initial est réel — 5 à 15 % par rapport à la RT 2012 —
mais largement compensé sur la durée de vie du bâtiment
par des factures énergétiques divisées par 2 à 3
et un confort thermique nettement supérieur.
La RE 2020, bien appréhendée dès la conception du projet,
est davantage une opportunité de construire mieux
qu'une contrainte à subir.
Les points essentiels à retenir :
La RE 2020 s'applique à tout permis de construire
déposé depuis le 1er janvier 2022 pour les maisons individuelles
et les logements collectifs.
Trois piliers cumulatifs :
performance énergétique (Bbio, Cep, Cep,nr),
confort d'été (DH) et bilan carbone (Iconstruction, Icénergie).
Tous les seuils doivent être respectés simultanément.
Le gaz est exclu en pratique
car il ne permet pas de respecter le Cep,nrmax
ni l'Icénergie. La PAC (pompe à chaleur) est la solution dominante.
Deux attestations obligatoires :
au dépôt du permis de construire (étude thermique prévisionnelle)
et à l'achèvement des travaux jointe à la DAACT.
Sans attestation RE 2020 au PC :
dossier incomplet — instruction suspendue jusqu'à la réception
de la pièce manquante.
L'orientation et les protections solaires
sont des leviers architecturaux essentiels
pour maîtriser le Bbio et le DH — à intégrer dès la conception.
Les matériaux biosourcés
(bois, ouate de cellulose, chanvre) sont avantagés
par l'Iconstruction — leur part dans la construction neuve
va croître avec le resserrement progressif des seuils jusqu'en 2031.
La VMC double flux
est quasiment indispensable dans les bâtiments bien isolés
pour satisfaire les seuils Cep de la RE 2020.
Paliers progressifs :
2022, 2025, 2028, 2031. Les seuils se resserrent régulièrement —
construire en avance sur les seuils garantit
une maison pérenne réglementairement.
La RE 2020 ne s'applique pas aux rénovations
ni aux extensions de bâtiments existants,
qui restent soumis aux exigences sur les bâtiments existants (arrêté du 3 mai 2007).
Votre projet de construction neuve nécessite un permis de construire RE 2020 ?
Je vous accompagne dans la constitution du dossier complet
de votre permis de construire
avec toutes les pièces obligatoires :
plan de situation, plan de masse coté, plan en coupe,
plans des façades, document graphique d'insertion, notice descriptive —
et coordination avec le bureau d'études thermiques
pour l'attestation RE 2020 au dossier.
Je vérifie en amont les règles de votre
PLU
(hauteur maximale, emprise au sol, distances aux limites)
pour que votre projet soit conforme à la fois à la RE 2020
et aux règles d'urbanisme locales.
Travail à distance, soigné et réactif,
pour que votre permis de construire soit déposé
sans délai et avec toutes les pièces requises.
Article mis à jour en mai 2026 - Réglementation applicable en France métropolitaine
Les seuils RE 2020 (Bbiomax, Cepmax, Cep,nrmax, DHmax, Iconstruction max)
évoluent selon un calendrier réglementaire (paliers 2022, 2025, 2028, 2031).
Vérifiez les seuils en vigueur à la date de dépôt de votre permis de construire
auprès de votre bureau d'études thermiques.