Terrasse : Guide Complet de la Réglementation, Hauteur 60cm et Autorisations
Vous souhaitez créer une terrasse pour profiter de votre jardin, aménager un espace détente ou prolonger votre séjour vers l'extérieur ? La terrasse est un aménagement extérieur très prisé, mais sa réglementation est complexe et source de nombreuses confusions : faut-il une autorisation selon la hauteur ? Quelle est la fameuse règle des 60 cm ? Quelle distance respecter avec le voisin ? Dans ce guide complet 2026, je vous explique tout : la règle cruciale des 60 cm de hauteur (seuil de déclaration préalable), les autorisations selon surface et couverture, la distance minimale 1,90 m si vue chez le voisin, l'obligation de garde-corps si hauteur de chute > 1 m, les prix détaillés par matériau (bois, composite, carrelage), et les 6 erreurs catastrophiques à éviter absolument.
Autorisation selon hauteur et surface
L'autorisation nécessaire pour créer une terrasse dépend de trois critères principaux : la hauteur par rapport au sol naturel,
la surface créée, et le fait qu'elle soit couverte ou non. Ces critères se combinent pour déterminer si vous devez déposer
une déclaration préalable, un permis de construire, ou aucune autorisation.
Aucune autorisation : les conditions cumulatives
Vous pouvez créer une terrasse sans aucune autorisation d'urbanisme si TOUTES les conditions suivantes sont réunies :
Hauteur ≤ 60 cm : Mesurée depuis le sol naturel (terrain avant travaux) jusqu'au plancher fini de la terrasse
Surface < 5 m² : Surface totale de la terrasse inférieure à 5 m²
Non couverte : Aucune couverture fixe (pas de toiture, pergola fixe, véranda)
PLU n'impose pas autorisation : Certains PLU exigent déclaration préalable pour toute terrasse
En pratique, cette situation sans autorisation est assez rare car une terrasse utile fait généralement plus de 5 m² (un simple
2 × 2,5 m = 5 m² déjà). La plupart des terrasses nécessitent donc au minimum une déclaration préalable.
Exemple terrasse sans autorisation : Terrasse plain-pied en dalles béton de 2 × 2 m = 4 m², non couverte,
hauteur 40 cm depuis sol naturel, PLU n'impose pas d'autorisation → aucun dossier à déposer. Vous pouvez l'installer librement.
Mais attention : vous devez quand même respecter les règles du PLU (distance limite, matériaux autorisés).
Déclaration préalable obligatoire
Une déclaration préalable est obligatoire si l'une des conditions suivantes est remplie :
Hauteur > 60 cm : Terrasse surélevée à plus de 60 cm de hauteur (création d'emprise au sol)
Surface ≥ 5 m² et < 20 m² : Terrasse plain-pied mais de surface ≥ 5 m² (ou < 40 m² en zone PLU)
Terrasse couverte 5-20 m² : Création de 5 à 20 m² de surface de plancher (pergola fixe, véranda)
PLU l'impose : Certains PLU exigent déclaration préalable pour toute terrasse quelle que soit hauteur/surface
Démarche déclaration préalable :
Formulaire Cerfa 13404 (déclaration préalable)
Dépôt en mairie en 2 exemplaires
Pièces : plan de situation, plan de masse avec cotation hauteur, photos existant/projet, coupe terrain naturel
Délai d'instruction : 1 mois en zone normale, 2 mois en secteur protégé
Délai de recours des tiers : 2 mois après affichage sur terrain
Coût dossier : 400-800 € si réalisé par professionnel
Exemples déclaration préalable :
Cas 1 : Terrasse bois 4 × 6 m = 24 m², plain-pied (50 cm hauteur), non couverte
→ Déclaration préalable obligatoire (surface ≥ 5 m²)
Cas 2 : Terrasse surélevée 3 × 4 m = 12 m², hauteur 80 cm, non couverte
→ Déclaration préalable obligatoire (hauteur > 60 cm = création emprise au sol)
Cas 3 : Terrasse plain-pied 15 m² + pergola bioclimatique couvrant 12 m²
→ Déclaration préalable obligatoire (création 12 m² de surface de plancher si pergola fixe)
Terrasse couverte > 20 m² : Création de plus de 20 m² de surface de plancher (ou > 40 m² en zone PLU)
Surface totale maison > 150 m² : Si surface totale après travaux dépasse 150 m² → architecte obligatoire
En pratique, le permis de construire pour une simple terrasse est rare. Il concerne surtout les vérandas importantes (> 20 m²)
ou les terrasses couvertes par des pergolas fixes de grande surface.
Erreur fréquente : Beaucoup de propriétaires pensent qu'une terrasse plain-pied (≤ 60 cm) ne nécessite jamais
d'autorisation quelle que soit la surface. C'est FAUX. Une terrasse plain-pied de 30 m² nécessite généralement une déclaration
préalable car elle crée ≥ 5 m² (sauf si le PLU n'impose aucune autorisation). La règle des 60 cm concerne l'emprise au sol,
mais la surface compte aussi. Vérifiez TOUJOURS votre PLU avant travaux.
La règle cruciale des 60 cm de hauteur
La règle des 60 cm est LE seuil déterminant pour l'obligation de déclaration préalable d'une terrasse. Comprendre précisément
comment mesurer cette hauteur est essentiel pour savoir si votre projet nécessite une autorisation.
Comment mesurer la hauteur de 60 cm ?
La hauteur se mesure depuis le sol naturel (terrain d'origine avant tous travaux) jusqu'au plancher fini
de la terrasse, structure comprise.
Plancher fini : lames de bois, dalles composite, carrelage
Épaisseur totale : par exemple plots 20 cm + lambourdes 8 cm + lames 3 cm = 31 cm de hauteur structure
Sol naturel de référence :
Le sol naturel est le terrain dans son état d'origine, avant tous travaux de terrassement, remblai ou nivellement. Si votre terrain
est en pente, vous devez mesurer au point le plus défavorable (hauteur maximale).
Exemples de mesure hauteur :
Terrasse plain-pied 55 cm :
Sol naturel plat → plots béton 25 cm + lambourdes 8 cm + lames bois 3 cm = 36 cm structure → terrain remblayé +19 cm → hauteur finale terrasse = 55 cm
→ Aucune autorisation nécessaire (< 60 cm)
Terrasse surélevée 75 cm :
Sol naturel → structure porteuse 50 cm + plancher 3 cm → hauteur finale = 53 cm d'un côté, mais terrain en pente donc 75 cm de l'autre côté
→ Déclaration préalable OBLIGATOIRE (> 60 cm au point le plus haut)
Terrasse sur pilotis 120 cm :
Sol naturel → pilotis 100 cm + structure 15 cm + lames 3 cm = 118 cm hauteur
→ Déclaration préalable OBLIGATOIRE (largement > 60 cm)
Pourquoi ce seuil de 60 cm ?
Le seuil de 60 cm correspond à la notion d'emprise au sol selon le Code de l'urbanisme :
Hauteur ≤ 60 cm : La terrasse est considérée comme un aménagement de plain-pied, sans création significative
d'emprise au sol (projection au sol de la structure négligeable)
Hauteur > 60 cm : La terrasse devient une construction surélevée créant de l'emprise au sol (projection verticale
de la structure porteuse = surface au sol occupée par les pilotis/poteaux)
Dès que votre terrasse dépasse 60 cm, même de 5 cm (65 cm), elle crée juridiquement de l'emprise au sol et nécessite une déclaration
préalable, quelle que soit sa surface.
Terrasse plain-pied : définition précise
Une terrasse plain-pied est une terrasse dont la hauteur totale (structure + plancher) ne dépasse pas 60 cm par rapport au sol naturel.
Elle peut être :
Directement sur le sol : Dalles béton posées sur lit de sable, hauteur 10-15 cm
Sur plots réglables : Structure bois sur plots 20-40 cm, hauteur totale 30-50 cm
Légèrement remblayée : Terrain remblayé + structure, hauteur finale 50-60 cm
L'avantage d'une terrasse plain-pied : si surface < 5 m² et non couverte, aucune autorisation nécessaire. Si surface ≥ 5 m²,
déclaration préalable requise mais procédure simplifiée (pas de création d'emprise au sol).
Piège du terrain en pente : Sur un terrain en pente, votre terrasse peut faire 40 cm de haut côté maison mais 80 cm
côté jardin. C'est la hauteur maximale (80 cm) qui compte. Vous devez déclarer la terrasse car elle dépasse 60 cm, même si une partie
est à 40 cm seulement. Mesurez toujours au point le plus défavorable et indiquez cette mesure dans votre dossier de déclaration préalable
(coupe terrain naturel obligatoire).
Terrasse surélevée : déclaration systématique
Une terrasse surélevée (> 60 cm de hauteur) nécessite TOUJOURS une déclaration préalable minimum, quelle que soit sa surface.
Même une terrasse de 8 m² à 70 cm de haut nécessite déclaration préalable.
Conséquences hauteur > 60 cm :
Création d'emprise au sol (projection structure)
Déclaration préalable obligatoire
Distance voisin 1,90 m si vue droite créée (article 678 Code civil)
Garde-corps obligatoire si hauteur chute > 1 m
Taxation possible (taxe d'aménagement selon commune)
Distance voisin et règle des 1,90 m
La distance à respecter entre votre terrasse et la limite de propriété du voisin est régie par le Code civil et le PLU.
Cette distance dépend principalement de la création ou non de vues chez le voisin.
La règle des vues droites et obliques (Code civil)
L'article 678 du Code civil fixe des distances minimales selon le type de vue créée :
Vue droite (vue directe) :
Définition : Possibilité de voir directement chez le voisin en se tenant normalement sur la terrasse,
sans avoir à se pencher ou tourner la tête
Distance minimale : 1,90 mètre depuis la limite de propriété
Mesure : Depuis le bord extérieur de la terrasse (garde-corps inclus) jusqu'à la limite séparative
Vue oblique (vue indirecte) :
Définition : Nécessité de se pencher ou tourner la tête latéralement pour voir chez le voisin
Distance minimale : 0,60 mètre depuis la limite de propriété
Usage : Vue latérale uniquement (pas de vue frontale)
Pas de vue :
Terrasse plain-pied (≤ 60 cm) : Généralement pas de vue créée, construction en limite possible
Garde-corps opaque 100% : Théoriquement supprime la vue, mais distance 1,90 m souvent exigée quand même
(possibilité regarder au-dessus)
Exemples application distances :
Cas 1 : Terrasse surélevée 80 cm, orientée face à la propriété voisine, vue directe
→ Distance minimale 1,90 m depuis limite OBLIGATOIRE (vue droite)
Cas 2 : Terrasse surélevée 90 cm, orientée parallèle à la limite, vue oblique uniquement
→ Distance minimale 0,60 m depuis limite (vue oblique)
Cas 3 : Terrasse plain-pied 40 cm, sans vue chez voisin (orientation vers jardin propre)
→ Construction en limite possible (pas de vue créée)
Les règles du PLU (prioritaires)
Le PLU peut imposer des distances plus importantes que le Code civil. Ces règles PLU sont prioritaires et doivent être respectées.
Distances fréquentes dans les PLU :
3 mètres depuis limite séparative : Règle fréquente en zone pavillonnaire (article 7 du règlement)
5 mètres depuis limite séparative : Règle stricte en lotissements haut de gamme
L = H : Distance égale à la hauteur (terrasse 1 m de haut → 1 m de recul minimum)
Construction en limite autorisée : Certains PLU autorisent terrasses plain-pied en limite
Consultez TOUJOURS l'article 6 ou 7 du règlement de votre zone PLU (marges de recul) avant de positionner votre terrasse.
Non-respect distance voisin : Si vous construisez une terrasse surélevée créant vue droite à moins de 1,90 m de la limite,
le voisin peut vous assigner en justice pour faire respecter l'article 678 du Code civil. Le tribunal ordonne : démolition totale de la terrasse
(3000-8000 € selon taille et matériau), ou condamnation à verser dommages et intérêts au voisin pour trouble de jouissance (5000-15000 € selon
préjudice), plus frais de justice (avocat 2000-4000 €). Total : 10000-27000 € de perte. Mesurez TOUJOURS la distance avant construction.
En cas de doute, respectez 2 mètres de recul minimum : vous êtes tranquille dans la majorité des cas.
Terrasse surélevée avec garde-corps obligatoire et respect de la distance voisin
Terrasse en copropriété : règlement spécifique
En copropriété (appartement, maison mitoyenne), des règles supplémentaires s'appliquent :
Autorisation copropriété obligatoire : Vote assemblée générale si modification aspect extérieur ou parties communes
Charges au sol : Vérification capacité plancher (150 kg/m² minimum résidentiel)
Étanchéité : Respect des normes si terrasse sur toit-terrasse (étanchéité garantie 10 ans)
Une terrasse couverte change complètement la donne en matière d'autorisation car elle crée de la surface de plancher,
ce qui déclenche des obligations différentes d'une terrasse non couverte.
Qu'est-ce qu'une terrasse couverte ?
Une terrasse est considérée couverte si elle dispose d'une toiture fixe avec hauteur sous plafond ≥ 1,80 m :
Hauteur ≥ 1,80 m : Distance depuis plancher terrasse jusqu'au point bas de la couverture
Création surface de plancher : Emprise au sol de la zone couverte si hauteur ≥ 1,80 m
Ne créent PAS de surface de plancher :
Pergola simple (poteaux + traverses) sans toiture
Store banne rétractable (démontable)
Voile d'ombrage temporaire (enlevé l'hiver)
Couverture hauteur < 1,80 m
Autorisation selon surface de plancher créée
Terrasse couverte < 5 m² :
Aucune autorisation (très rare, correspond à 2 × 2,5 m seulement)
Terrasse couverte 5-20 m² (ou 5-40 m² zone PLU) :
Déclaration préalable obligatoire
Cas fréquent : pergola bioclimatique 3 × 4 m = 12 m² de surface de plancher
Terrasse couverte > 20 m² (ou > 40 m² zone PLU) :
Permis de construire obligatoire
Architecte obligatoire si surface totale maison après travaux > 150 m²
Exemples terrasse couverte :
Cas 1 : Terrasse plain-pied 15 m² + pergola bioclimatique fixe 3,5 × 4 m = 14 m² couverts
→ Déclaration préalable obligatoire (création 14 m² surface de plancher)
Cas 2 : Terrasse surélevée 20 m² + véranda 25 m²
→ Permis de construire obligatoire (création 25 m² surface de plancher > 20 m²)
Cas 3 : Terrasse plain-pied 30 m² + pergola simple poteaux/traverses SANS toiture
→ Déclaration préalable (surface terrasse ≥ 5 m²) MAIS pas de surface de plancher créée (pas de toiture)
La pergola bioclimatique : cas particulier
La pergola bioclimatique (lames orientables motorisées) est un cas ambigu :
Lames ouvertes (position ajourée) : Pas de surface de plancher créée (pas de couverture)
Lames fermées (position étanche) : Création surface de plancher (couverture effective)
Jurisprudence : Pergola bioclimatique généralement considérée comme créant surface de plancher car possibilité
de fermeture = usage pièce couverte
Pour sécuriser votre projet, déclarez toujours une pergola bioclimatique si surface ≥ 5 m² (déclaration préalable).
Conseil pratique : Si vous souhaitez couvrir votre terrasse existante avec une pergola bioclimatique ou une véranda,
vous devez déposer une déclaration préalable (si 5-20 m²) ou un permis de construire (si > 20 m²), même si la terrasse elle-même
n'a pas nécessité d'autorisation initialement. C'est l'ajout de la couverture qui crée la surface de plancher et déclenche l'obligation.
Coût déclaration préalable pergola : 400-800 € (dessinateur professionnel).
Bois, composite ou carrelage : quel matériau choisir ?
Le choix du matériau de votre terrasse dépend de votre budget, de l'entretien accepté, de l'esthétique recherchée,
et de la sensation pieds nus souhaitée.
Bois exotique (Ipé, Cumaru, Teck)
Avantages :
✅ Durabilité exceptionnelle : 25-30 ans sans traitement
✅ Très esthétique : couleur chaude, veinage marqué
✅ Chaleureux pieds nus : ne chauffe pas au soleil
✅ Densité élevée : résistant aux chocs et rayures
✅ Sans entretien si acceptation grisaille naturelle
Inconvénients :
❌ Prix élevé : 150-250 €/m² pose comprise
❌ Grise naturellement si non entretenu (certains apprécient, d'autres non)
❌ Entretien annuel si conservation couleur : saturateur tous les 1-2 ans (150-300 €/an pour 30 m²)
❌ Écologiquement discutable : déforestation, transport longue distance
❌ Très dur : difficile à couper/visser (nécessite pré-perçage)
Pour qui ?
Budget conséquent (4500-7500 € pour 30 m²), recherche durabilité maximale 25-30 ans, esthétique haut de gamme, acceptation grisaille
naturelle ou entretien annuel saturateur.
Bois européen (Pin classe 4, Douglas, Mélèze)
Avantages :
✅ Bon rapport qualité/prix : 80-150 €/m² pose comprise
✅ Durable 15-20 ans si entretenu correctement
✅ Esthétique naturelle et chaleureuse
✅ Chaleureux pieds nus (ne brûle pas)
✅ Écologique : bois local, circuit court
✅ Facile à travailler (coupe, vissage)
Inconvénients :
❌ Entretien obligatoire : lasure ou saturateur tous les 2-3 ans (200-400 € pour 30 m²)
❌ Grise rapidement sans entretien (6-12 mois)
❌ Sensible humidité sans traitement classe 4 (pourriture en 5-8 ans)
❌ Peut se fendre ou se déformer (fissures, gauchissement)
Essences recommandées :
Pin traité autoclave classe 4 : Économique, durable 15-20 ans, 80-120 €/m²
Douglas : Naturellement résistant, sans traitement chimique, 100-140 €/m²
Budget moyen (2400-4500 € pour 30 m²), recherche esthétique bois naturel, acceptation entretien tous les 2-3 ans,
démarche écologique (bois local).
Composite (mélange bois + polymère)
Avantages :
✅ Sans entretien : lavage à l'eau suffit (pas de lasure, peinture)
✅ Ne grise pas : conserve sa couleur 20-25 ans
✅ Imitation bois réussie : texture, veinage
✅ Résiste UV, humidité, insectes, champignons
✅ Durable 25 ans minimum
✅ Ne se fend pas, ne se déforme pas
✅ Installation facile : clips invisibles
Inconvénients :
❌ Prix moyen : 100-180 €/m² pose comprise
❌ Sensation pieds nus moins noble que bois (aspect plastique au toucher)
❌ Chauffe davantage au soleil que bois naturel (peut être inconfortable)
❌ Dilatation thermique importante : joints de dilatation obligatoires tous les 3-4 m
❌ Peut se rayer (mobilier de jardin, animaux)
Pour qui ?
Recherche meilleur rapport entretien/prix/durabilité, budget moyen (3000-5400 € pour 30 m²), pas de temps pour entretien régulier,
esthétique bois sans contraintes.
Carrelage sur plots (grès cérame, pierre reconstituée)
Avantages :
✅ Très facile entretien : lavage à l'eau (pas de produit spécifique)
✅ Durable 30+ ans sans altération
✅ Aspect moderne, minéral, contemporain
✅ Large choix finitions : imitation pierre, béton, bois
✅ Démontable : plots réglables permettent démontage sans casse
✅ Rattrape dénivelés : plots réglables 30-200 mm
Inconvénients :
❌ Froid pieds nus : sensation minérale, pas de chaleur
❌ Peut être glissant si pluie (choisir finition antidérapante R11 minimum)
❌ Prix moyen-élevé : 120-200 €/m² pose comprise
❌ Poids important : 30-50 kg/dalle (vérifier capacité support)
❌ Bruit résonance : claquement au pas (plots résonnent)
Pour qui ?
Esthétique moderne/minérale, facilité entretien maximale, budget moyen-élevé (3600-6000 € pour 30 m²), maison contemporaine,
pas d'usage pieds nus intensif.
❌ Difficile à réparer si dégradation (reprise totale)
❌ Chauffe fortement au soleil (brûlant pieds nus)
Pour qui ?
Budget serré (1500-3600 € pour 30 m²), recherche solution économique et durable, usage avec chaussures principalement,
maison rustique ou traditionnelle.
Prix détaillé par matériau 2026
Le budget total d'une terrasse intègre plusieurs postes : structure porteuse (si surélevée), matériau de surface,
garde-corps (si obligatoire), et éventuellement autorisation d'urbanisme.
Déclaration préalable : 400-800 € si réalisée par professionnel (plan masse + coupe terrain naturel + photos)
Études techniques :
Étude structure (si porte-à-faux > 2 m) : 800-1500 €
Étude sol (si terrain instable) : 1000-2000 €
Options confort :
Éclairage LED intégré : 300-800 € (spots encastrés lames ou garde-corps)
Pergola bioclimatique 12 m² : 3000-8000 € (couvrant terrasse)
Brise-vue latéral : 500-1500 € (panneaux occultants ou claustra)
Budget réaliste : Pour 30 m² de terrasse plain-pied, comptez un budget total de 4500-5500 € en bois européen
(bon rapport qualité/prix), 5000-6000 € en composite (sans entretien), 4500-7500 € en bois exotique (premium), 5500-7000 € en carrelage
(moderne). Pour une terrasse surélevée 20 m² hauteur 1 m avec garde-corps, comptez 6000-8000 € en bois, 8000-11000 € en composite.
Les devis à 2000-3000 € pour 30 m² correspondent souvent au matériau seul SANS pose, SANS structure, SANS garde-corps si nécessaire.
Exigez toujours un devis DÉTAILLÉ tout compris.
Garde-corps : réglementation obligatoire
Le garde-corps (ou rambarde de sécurité) est un élément de protection obligatoire dans certaines situations.
Sa réglementation est très précise et doit être scrupuleusement respectée pour la sécurité des occupants.
Quand le garde-corps est-il obligatoire ?
Selon l'article R111-15 du Code de la construction et de l'habitation, un garde-corps est obligatoire si :
Hauteur de chute > 1 mètre : Mesurée depuis le plancher de la terrasse jusqu'au sol en contrebas
Toutes les faces ouvertes : Chaque côté de la terrasse exposé au vide doit être équipé
Pas d'exception : L'obligation s'applique même si terrasse privative (pas seulement ERP)
Exemples obligation garde-corps :
Terrasse plain-pied 40 cm : Garde-corps NON obligatoire (hauteur chute < 1 m)
→ Mais recommandé si jeunes enfants pour sécurité
Terrasse surélevée 80 cm : Garde-corps NON obligatoire réglementairement (hauteur chute < 1 m)
→ Mais fortement recommandé (risque chute existe)
Terrasse surélevée 1,20 m : Garde-corps OBLIGATOIRE hauteur 1 m minimum
→ Non-respect = responsabilité civile + amende 1500-3000 €
Terrasse sur pilotis 2,50 m : Garde-corps OBLIGATOIRE hauteur 1 m minimum
→ Sécurité vitale (chute mortelle possible)
Les normes réglementaires du garde-corps
Hauteur minimale :
1 mètre minimum : Mesurée depuis le plancher fini de la terrasse jusqu'au sommet du garde-corps (main courante)
1,10 m recommandé : Pour sécurité optimale, notamment si enfants
Point le plus défavorable : Si plancher en pente, mesurer au point le plus bas
Espacement barreaux/lisses (zone de sécurité enfant) :
11 cm maximum : Entre barreaux verticaux ou lisses horizontales (éviter passage tête enfant)
Zone d'appui (45 premiers cm) : Maximum 18 cm de vide dans les 45 cm du bas (éviter escalade enfant)
Aucun point d'appui : Pas d'élément horizontal permettant escalade (lisse intermédiaire dangereuse)
Avantages : Esthétique naturelle, chaleureux, s'harmonise avec terrasse bois
Inconvénients : Entretien lasure tous les 3-5 ans, durée vie 15-20 ans
Usage : Terrasses bois traditionnelles, maisons rustiques
Garde-corps acier :
Prix : 100-180 €/m linéaire
Avantages : Solide, résistant, économique
Inconvénients : Peinture anti-rouille tous les 5-8 ans, peut rouiller si mal entretenu
Usage : Budget serré, zones peu exposées intempéries
Garde-corps inox :
Prix : 150-250 €/m linéaire
Avantages : Sans entretien, ne rouille jamais, aspect moderne brillant, durable 40+ ans
Inconvénients : Prix élevé, aspect froid/industriel
Usage : Terrasses contemporaines, bord de mer (résiste sel), investissement long terme
Garde-corps aluminium :
Prix : 120-200 €/m linéaire
Avantages : Sans entretien, ne rouille pas, large choix couleurs RAL, léger, durable 40 ans
Inconvénients : Moins rigide que acier/inox (nécessite renforcement si grandes portées)
Usage : Excellent compromis qualité/prix/esthétique, très polyvalent
Garde-corps verre (feuilleté securit) :
Prix : 200-400 €/m linéaire
Avantages : Transparent (préserve vue), design haut de gamme, luminosité maximale, moderne
Inconvénients : Très cher, traces doigts/pluie (nettoyage fréquent), peut se briser si choc violent
Usage : Terrasses avec vue exceptionnelle, design contemporain, budget confortable
Recommandation matériau : Pour un meilleur rapport qualité/prix/entretien, privilégiez l'aluminium (120-200 €/m).
Il offre durabilité 40 ans, aucun entretien, large choix couleurs, et convient à tous styles de terrasses. Pour budget serré,
l'acier (100-180 €/m) est acceptable mais nécessite peinture tous les 5-8 ans. Pour vue exceptionnelle à préserver, le verre
(200-400 €/m) est idéal mais coûteux. Le bois (80-150 €/m) s'harmonise parfaitement avec terrasse bois mais nécessite entretien
régulier.
Installation et fixation du garde-corps
Types de fixation :
Fixation à la française (latérale) :
Poteaux fixés sur le côté du plancher (face latérale solives/lambourdes)
1 à 1,50 m maximum : Entre poteaux pour résistance réglementaire 60 kg/m
Plus serré si verre : Tous les 1 m maximum (poids verre important)
Renfort aux angles : Poteau d'angle renforcé (contraintes plus importantes)
Non-respect réglementation garde-corps : Si garde-corps absent alors qu'obligatoire (hauteur chute > 1 m),
ou non conforme (hauteur < 1 m, espacement > 11 cm, résistance insuffisante), vous engagez votre responsabilité civile en cas
d'accident (chute). Conséquences : assurance habitation refuse prise en charge (non-conformité réglementaire), vous payez
intégralement dommages corporels (50000-500000 € selon gravité chute), amende pénale 1500-3000 € pour mise en danger,
poursuites pénales possibles si accident grave ou mortel. Un garde-corps conforme coûte 1000-3000 € pour terrasse 20 m².
C'est infiniment moins cher que les conséquences d'un accident.
Les 6 erreurs à éviter absolument
Voici les erreurs les plus fréquentes et les plus coûteuses dans les projets de création de terrasse.
Amende pénale : 1500-3000 € pour mise en danger d'autrui
Poursuites pénales si accident mortel : responsabilité pénale, peine prison avec sursis possible
Solution :
Mesurer hauteur chute AVANT installation : depuis plancher terrasse jusqu'au sol en contrebas
Si hauteur > 1 m : garde-corps OBLIGATOIRE hauteur 1 m minimum
Respect normes : espacement barreaux 11 cm max, résistance 60 kg/m, zone d'appui 18 cm max
Budget garde-corps : 1000-3000 € pour 20 m² (12 m linéaires) vs risque accident inestimable
Récapitulatif des 3 erreurs les plus catastrophiques :
(1) Construire terrasse surélevée > 60 cm sans déclaration préalable = amende 150-3000 €, régularisation 400-800 €, risque démolition 3000-8000 € si non-conforme PLU.
(2) Ne pas respecter distance 1,90 m si vue voisin = assignation justice, démolition 3000-8000 € OU dommages-intérêts 5000-15000 €, frais justice 2500-5000 €.
(3) Oublier garde-corps si hauteur chute > 1 m = risque accident grave/mortel, responsabilité civile 50000-500000 €, amende 1500-3000 €, assurance refuse couverture.
Ces 3 erreurs peuvent coûter 11650 à 516800 € et ruiner totalement votre projet. Vérification règle 60 cm (gratuit)
+ respect distance voisin (mesure 5 minutes) + garde-corps conforme (1000-3000 €) = en règle générale investissement 4000-8000 €
et protection juridique/civile/pénale complète.
Conclusion : réussir votre projet de terrasse
La création d'une terrasse est un aménagement extérieur qui transforme votre jardin et améliore considérablement votre qualité de vie :
espace convivial pour repas en famille, détente au soleil, zone de jeux enfants, prolongement naturel du séjour. Avec un budget de
4000 à 8000 € pour 30 m² selon matériau et configuration (plain-pied vs surélevée), c'est un investissement qui valorise votre bien
de 3000 à 8000 € immédiatement et se conserve 15 à 30 ans selon choix matériau et entretien.
Les points clés à retenir :
Règle cruciale des 60 cm de hauteur : Si terrasse > 60 cm depuis sol naturel, déclaration préalable OBLIGATOIRE (création emprise au sol). Mesure au point le plus défavorable si terrain en pente
Autorisation selon surface si plain-pied : Aucune si < 5 m² ET non couverte, déclaration préalable si ≥ 5 m² (même plain-pied)
Terrasse couverte = surface de plancher : Pergola fixe/véranda créant ≥ 5 m² → déclaration préalable obligatoire. > 20 m² → permis de construire
Distance voisin 1,90 m si vue droite : Article 678 Code civil impose 1,90 m minimum si terrasse surélevée crée vue directe chez voisin. PLU peut imposer plus (souvent 3 m)
Garde-corps obligatoire si chute > 1 m : Hauteur 1 m minimum, espacement barreaux 11 cm max, résistance 60 kg/m. NON NÉGOCIABLE
Choix matériau selon budget/entretien : Bois européen 80-150 €/m² (entretien tous les 2-3 ans), composite 100-180 €/m² (sans entretien), bois exotique 150-250 €/m² (premium 25-30 ans)
Pente évacuation 1-2% obligatoire : 1-2 cm par mètre, sens éloigné de la maison. Sans pente = stagnation eau, pourriture accélérée
Bois traité classe 4 minimum : OBLIGATOIRE pour usage extérieur contact humidité. Durée 20-25 ans vs 5-8 ans non traité
Structure dimensionnée correctement : Solives 6 × 16 cm minimum, entraxe 40-50 cm, charge 250 kg/m². Étude structure si porte-à-faux > 2 m
Vérifier PLU avant construction : Article 6-7 (distances limites), article 11 (aspect extérieur). PLU peut imposer 3 m recul limite ou matériaux spécifiques
Une terrasse de 30 m² bien conçue (vérification hauteur 60 cm, respect distance voisin, matériau adapté, pente évacuation, structure dimensionnée)
coûte 4000-5500 € en bois européen (bon rapport qualité/prix, entretien acceptable), 5000-6000 € en composite (sans entretien, imitation bois,
optimal), 4500-7500 € en bois exotique (premium, durabilité 25-30 ans), 5500-7000 € en carrelage plots (moderne, facile entretien). Pour une
terrasse surélevée 20 m² hauteur 1 m avec garde-corps obligatoire, comptez 6000-8000 € en bois, 8000-11000 € en composite. C'est un investissement
qui crée un espace de vie extérieur utilisable 6-8 mois par an sous nos climats, valorise votre bien de 3000-8000 € immédiatement, et améliore
considérablement qualité de vie quotidienne pendant 15-30 ans.
Mais attention : les trois erreurs fatales (construire > 60 cm sans déclaration, ne pas respecter 1,90 m si vue voisin, oublier garde-corps si chute > 1 m)
peut entraîner un risque financier cumulé de 11650 à 516800 € en cas de problème. Construire terrasse surélevée > 60 cm sans déclaration préalable
expose à amende 150-3000 €, régularisation 400-800 €, et risque démolition 3000-8000 € si non-conforme PLU après régularisation. Ne pas respecter
distance 1,90 m si vue droite chez voisin expose à assignation justice par voisin, démolition forcée 3000-8000 € OU condamnation dommages-intérêts
5000-15000 €, plus frais justice 2500-5000 €. Oublier garde-corps si hauteur chute > 1 m expose à risque accident grave/mortel, responsabilité
civile 50000-500000 € selon gravité, amende pénale 1500-3000 €, assurance refuse couverture (non-conformité réglementaire).
C'est pourquoi la méthode est cruciale : (1) Mesurer hauteur depuis sol naturel AVANT construction, si > 60 cm → déclaration préalable obligatoire
(400-800 €), (2) Vérifier si vue droite créée chez voisin, si oui → respecter 1,90 m minimum depuis limite (ou 3 m selon PLU), bornage si doute
sur limite (500-1500 €), (3) Choisir matériau adapté budget/entretien : bois traité classe 4 minimum (80-150 €/m²), composite si sans entretien
(100-180 €/m²), (4) Prévoir pente évacuation 1-2% (1-2 cm/m) éloignée maison, (5) Structure dimensionnée : solives 6 × 16 cm minimum, entraxe
40-50 cm, (6) Garde-corps obligatoire si hauteur chute > 1 m : hauteur 1 m, espacement 11 cm max, résistance 60 kg/m (1000-3000 € pour 20 m²).
Un accompagnement professionnel pour déclaration préalable si nécessaire (400-800 €) sécurise juridiquement votre investissement de 4000-8000 €
et évite les catastrophes qui coûtent 11650-516800 €.
Vous envisagez de créer une terrasse ?
Je vous accompagne dans votre projet de terrasse : vérification hauteur 60 cm et obligation déclaration préalable, calcul précis
emprise au sol et surface de plancher si couverte, vérification distance voisin selon vues créées (1,90 m ou PLU), conseil matériau
selon budget/entretien (bois traité classe 4, composite, exotique, carrelage), dimensionnement structure porteuse si surélevée,
vérification obligations garde-corps si hauteur chute > 1 m, constitution dossier déclaration préalable complet avec plan masse,
coupe terrain naturel, photos existant/projet. Mon expertise vous garantit un projet conforme réglementation (hauteur, distances,
garde-corps), juridiquement autorisé, et techniquement sécurisé, pour profiter sereinement de votre terrasse pendant 15-30 ans.
Article mis à jour en janvier 2026 - Réglementation applicable en France métropolitaine
Les informations, montants et exemples présentés correspondent aux règles généralement applicables en France métropolitaine et à des situations
fréquemment rencontrées. Les obligations peuvent varier selon le PLU local, la configuration du terrain et l’appréciation de l’administration.